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Le nucléaire au coeur de la transition énergétique dans le monde

Prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires en exploitation, démantèlement, construction de réacteurs de nouvelle génération, recherche de solutions pour le traitement et le stockage des déchets… Le secteur nucléaire est à une étape décisive de son histoire.
Et, alors que sa part dans le mix énergétique français est remise en cause de façon significative d’ici 2030-2035, ce fleuron de l’industrie hexagonale n’en demeure pas moins le premier producteur d’électricité, et le seul à ce jour à pouvoir satisfaire les besoins avec une empreinte décarbonée.

 

« Le XXIe siècle sera électrique. »

Cette annonce, qui sonne comme une prophétie, tend à se confirmer. L’électricité s’impose en effet comme le carburant de la transformation digitale en cours dans tous les secteurs d’activité, ainsi que celui des objets connectés qui prolifèrent dans notre environnement. Dans ce contexte, comment élaborer un mix énergétique qui permette de produire, stocker et transporter de l’électricité en quantité suffisante pour satisfaire tous les besoins ? Et, de surcroît, une électricité propre, fiable, à un coût accessible.

Près de 40 pays devraient produire de l’électricité nucléaire en 2040

Face à l’urgence climatique et à l’impérieuse nécessité de réduire les émissions de CO2, à l’augmentation des besoins en électricité, et à la nécessité pour certains Etats de s’affranchir de leur dépendance aux énergies fossiles, le nucléaire apparaît comme une solution adéquate. C’est le choix retenu par plusieurs Etats européens, certains ayant décidé de prolonger la durée de vie de leurs installations (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Suède, République tchèque, France) et/ou de construire de nouveaux réacteurs (plus d’une douzaine de projets devraient se concrétiser au Royaume-Uni, en Pologne, Roumanie, Bulgarie, etc.). Dans le monde, la majeure partie de la soixantaine de réacteurs en cours de construction (dont 19 en Chine) et des quelque 134 en projet (Chine, Russie, Turquie, Inde…) se concentre pour les trois quarts dans des pays non membres de l’OCDE, l’Asie présentant le programme nucléaire le plus ambitieux. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime ainsi qu’en 2040, 36 pays produiront de l’électricité d’origine nucléaire (ils sont 31 en 2018)(1).

 

La France, 2e producteur mondial

 En France, l’énergie nucléaire, occupe une place prépondérante puisque les trois quarts de l’électricité produite sur le territoire proviennent des centrales nucléaires, ce qui place la France au premier rang mondial en termes de mix énergétique, et au deuxième en termes de production avec 58 réacteurs opérationnels répartis dans 19 centrales, derrière les Etats-Unis et devant le Japon(2).

La filière nucléaire représente donc un important gisement d’emplois : elle rassemble 2 500 entreprises employant près de 220 000 salariés (empois directs et indirects) particulièrement qualifiés ; elle génère un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros(2) ; et elle demeure à l’international une filière industrielle d’avenir, « au carrefour des enjeux environnementaux et climatiques de ce siècle », pour reprendre les termes de Valérie Faudon, déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN).

 

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Vers une recomposition du mix énergétique

 Si les arguments majeurs en faveur de l’énergie nucléaire demeurent sa disponibilité (379,1 TWh en France en 2017 – Source EDF) et son absence d’émission de CO2 en phase de production, atout indéniable dans la lutte contre le réchauffement climatique, ils ne suffisent plus à justifier une telle prépondérance dans le mix énergétique. En effet, aux arguments liés à l’obsolescence des réacteurs en exploitation, à leur sécurité, à la gestion des déchets et à leur empreinte environnementale sur le très long terme, vient s’ajouter un paramètre économique : une remise en cause de la compétitivité de l’énergie nucléaire (incluant, outre le prix du kilowatt/heure, celui du démantèlement des centrales, celui du traitement et de l’enfouissement des déchets radioactifs, celui de « l’assurance » en cas d’incident) face aux autres sources d’énergie. Mais aussi un enjeu politique, concrétisé par la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique qui prévoit une augmentation de la part des énergies renouvelables et une limitation de la part du nucléaire à 50% à horizon 2025.

Ce dernier objectif est d’ores et déjà remis en cause par le ministère de la Transition écologique et solidaire qui le juge irréaliste si la France veut respecter ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre(3). Une nouvelle échéance pourrait se situer autour de 2030-2035.

 

De nombreux enjeux qui alimentent d’ambitieux chantiers

En attendant, des décisions ont été prises qui mobilisent tous les acteurs de l’industrie nucléaire française : la poursuite de projets déjà engagés, parfois depuis plusieurs années, pour renouveler le parc, comme la construction de l’EPR de Flamanville ; la prolongation de la durée de vie de certaines centrales ; l’intensification des travaux de recherche sur le traitement et le stockage des déchets. Et des chantiers à venir, en particulier le démantèlement des centrales à l’arrêt.

 Autant d’occasions de démontrer le savoir-faire de la filière, d’explorer de nouvelles pistes en R&D, mais aussi de promouvoir l’expertise nationale dans les pays où le nucléaire a été choisi comme moteur économique et axe de développement stratégique. C’est le cas notamment du Royaume-Uni ou de la Finlande avec la construction d’EPR, mais aussi de nouveaux entrants comme l’Arabie Saoudite, la Turquie, les Emirats Arabes Unis, le Vietnam, ou la Pologne.

Tous ces défis que va devoir relever l’industrie nucléaire dans les années à venir nécessitent une grande part d’ingénierie. C’est là, qu’avec ses 700 ingénieurs experts du nucléaire, ALTEN apporte sa valeur ajoutée. Le groupe intervient auprès des acteurs clés du secteur sur tous les grands projets, et sur l’ensemble du cycle de vie : études et conception, réalisation et construction, commissioning et tests, opérations et maintenance, démantèlement, ainsi que sur les fonctions transverses : consulting et PMO, support client, supply chain, qualité, certification, transformation digitale…

  

Retrouvez notre magazine ALTEN Mag consacré au secteur Nucléaire.

 
Sources :

  1. Conseil national de l’industrie. https://www.entreprises.gouv.fr/conseil-national-industrie/la-filiere-nucleaire
  2. Conseil des ministres du 7 novembre 2017 : communication de Nicolas Hulot sur la trajectoire d’évolution de l’énergie électrique
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